
L'essor du commerce électronique et des réseaux sociaux, devenus des moyens abordables de commercialiser et de vendre des produits, a entraîné une croissance fulgurante du secteur cosmétique. Selon un rapport, le marché mondial des cosmétiques était évalué à environ 532 milliards de dollars américains en 2017 et devrait atteindre près de 863 milliards de dollars américains en 2024, soit une croissance annuelle composée supérieure à 7 % entre 2018 et 2024.
Avec un marché des cosmétiques de plus en plus lucratif, les contrefacteurs, avides de profits, prolifèrent. La contrefaçon dans l'industrie cosmétique atteint des sommets historiques ; selon un rapport de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), ce secteur perd chaque année plus d'argent à cause des produits contrefaits que tout autre secteur d'activité – les pertes annuelles imputables à la contrefaçon de cosmétiques sont estimées à environ 5,4 milliards de dollars.
Le transfert massif des publicités télévisées, radiophoniques et des panneaux d'affichage vers Facebook, Instagram et YouTube joue également un rôle important. Selon une étude de 2018, les réseaux sociaux contribuent à plus de 50 % des ventes de cosmétiques contrefaits. Il est plus facile que jamais pour un influenceur Instagram suivi par quelques centaines de milliers de personnes de vendre des répliques de produits L'Oréal à prix réduit.
Si les grandes entreprises de cosmétiques réalisent des ventes colossales, les contrefaçons représentent un enjeu majeur pour elles, les petites marques émergentes sont quant à elles bien plus vulnérables. Kylie Cosmetics, petite marque de cosmétiques promue par Kylie Jenner, notamment grâce à ses deux cents millions d'abonnés sur Instagram, a vu son chiffre d'affaires annuel avoisiner le million de dollars. Entre avril 2018 et janvier 2020, la police de Los Angeles (LAPD) a saisi des répliques de la gamme de maquillage Kylie Cosmetics.
Malgré tous les efforts déployés par les gouvernements et les organismes indépendants, la contrefaçon est une triste réalité de l'industrie cosmétique qui affecte les marques de tous les segments.
La présence de contrefaçons de cosmétiques de grandes marques comme Chanel, Christian Dior, Lancôme (L'Oréal) et Estée Lauder sur les marchés non réglementés des grandes villes n'est plus un phénomène nouveau. Aujourd'hui, il est courant de trouver des comptes Instagram qui tentent de vendre des contrefaçons de ces marques de mode comme s'il s'agissait de produits authentiques.
Lorsque l'Association des collectivités locales de Londres a saisi des contrefaçons portant les marques MAC, Chanel et Benefit, les préoccupations allaient bien au-delà des pertes commerciales. Contrairement aux produits authentiques, les contrefaçons ne sont soumises à aucun contrôle de qualité et contiennent souvent des substances cancérigènes et toxiques.
Lutter contre la contrefaçon dans l'industrie cosmétique nécessitera des efforts concertés de la part des marques de cosmétiques, des clients et des plateformes qui facilitent leurs interactions – et dans tous ces domaines, la technologie devra jouer un rôle central.
Dans la lutte contre la contrefaçon, les marques sont perdantes : les contrefacteurs deviennent plus malins que les propriétaires des marques originales et utilisent les dernières technologies pour pérenniser leur activité de contrefaçon.
D'un autre côté, il semble que les véritables marques, soucieuses de protéger leurs intérêts, soient peu enclines à investir dans les technologies permettant de lutter contre la contrefaçon. Elles partent généralement du principe que les plateformes de vente en ligne et les détaillants s'en chargeront. Or, si ces mêmes plateformes ne parviennent pas à protéger leurs propres produits contre les vendeurs douteux, elles ne pourront certainement pas protéger les vôtres. Qu'il s'agisse de contrefaçons ou non, les plateformes et les détaillants perçoivent une commission sur chaque vente ; ils n'ont donc que peu ou pas d'incitation à interdire la vente de contrefaçons sur leurs plateformes. De ce fait, la responsabilité de protéger leurs intérêts face aux contrefacteurs incombe en premier lieu aux marques. Cette lutte contre la contrefaçon ne se limite pas à la récupération des produits ; elle vise également à fidéliser les clients.
Une technologie permettant aux clients de vérifier l'authenticité d'un produit serait appréciée tant par les consommateurs que par les marques. Une marque pourrait apposer un identifiant unique sur chaque produit expédié, permettant ainsi à l'acheteur de le vérifier indépendamment via un portail web ou une application mobile afin de distinguer les produits authentiques des contrefaçons. Il pourrait s'agir d'une étiquette NFC ou d'un code QR contenant des informations lisibles par un appareil numérique.
Le problème survient lorsqu'un contrefacteur astucieux réussit à copier vos étiquettes NFC et vos codes QR, ne laissant à vos clients aucun moyen de savoir qu'ils achètent un faux produit portant votre marque et que ces contrefaçons de vos produits sont en circulation.
N'importe quel lycéen peut copier des étiquettes NFC et des codes QR avec une précision remarquable, et encore plus un contrefacteur chevronné. Cette technologie est censée freiner la contrefaçon de vos produits, et non l'inverse.
En effet, les marques ont besoin d'une technologie anti-contrefaçon plus accessible et plus efficace que ces solutions obsolètes. Il leur faut une technologie qui non seulement complique la tâche des contrefacteurs souhaitant s'emparer de parts de marché, mais qui rende également la copie de cette technologie anti-contrefaçon extrêmement difficile.
Pour contrer ce phénomène, Cypheme utilise une technologie anti-contrefaçon basée sur l'intelligence artificielle (IA) comme solution plus efficace au problème de la contrefaçon qui touche l'industrie cosmétique. Son produit phare, Noise Print, est au cœur des efforts déployés par les marques pour endiguer la menace de la contrefaçon dès son apparition.

L'étiquette d'empreinte digitale Noise Print ne repose pas sur des technologies contraignantes comme le NFC ou les codes QR. Elle utilise un algorithme anti-contrefaçon avancé qui prend en compte les paramètres suivants :