
Dans un communiqué de presse du 4décembre 2020, Europol a évoqué la forte probabilité que des vaccins contrefaits infiltrent le marché, alors que le monde s'efforce de trouver une solution durable à la pandémie de COVID-19 grâce aux vaccins.
Cet avertissement d'Europol est intervenu au moment même où l' Agence européenne des médicaments (EMA) annonçait qu'elle était sur le point de conclure l'évaluation de sa première demande d'autorisation de mise sur le marché conditionnelle pour le COVID-19.
Début avril 2020, Europol avait anticipé l'existence de réseaux de contrefacteurs, en ligne et hors ligne, cherchant à tirer profit de la vente de faux vaccins contre la COVID-19. L'agence policière européenne prévoyait que les coordinateurs du crime organisé s'adapteraient sans difficulté pour se fondre dans le marché des vaccins authentiques et répondre à une éventuelle forte demande.
On pense que l'apparition de la COVID-19 a entraîné une augmentation proportionnelle de la demande de traitements contre la grippe ; de ce fait, la forte demande qui en résulte pousse les gens à se tourner vers d'autres sources pour se procurer des vaccins.
Par ailleurs, l'arrivée des vaccins originaux sur le marché a entraîné une circulation rapide de contrefaçons. Le porte-parole d'Europol, Jan Op Gen Oorth, avait déclaré à DW en décembre 2020 que la disponibilité des vaccins engendrerait probablement une forte demande, créant ainsi un terrain propice aux activités criminelles.
On s'attend à ce que les contrefacteurs de vaccins contre la COVID-19 vendent des versions falsifiées sur les marchés illicites et s'aventurent même sur les marchés légaux pour mener à bien leurs activités néfastes.
Les criminels n'hésiteraient pas à aller au-delà de la vente de contrefaçons pour vendre également des vaccins de qualité inférieure qui auraient pu se rompre la chaîne du froid.
Bien que le problème des faux médicaments soit considéré comme un problème principalement propre aux pays en développement, l'épidémie actuelle de coronavirus et les vaccins qui en ont résulté ont toutefois montré aux acteurs du secteur que le problème est en réalité un problème mondial.
Comme le souligne à juste titre Pernette Bourdillon Esteve, chef d’équipe par intérim de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) chargée des incidents, « aucun pays n’est épargné par les produits médicaux de qualité inférieure et falsifiés »
Il est impératif de prendre des mesures actives pour lutter contre les contrefacteurs de vaccins, car les faux peuvent entraîner une érosion de la confiance du public, certains se montrant déjà réticents à les administrer.
D'après un rapport de l'OCDE, le marché mondial de la contrefaçon a franchi la barre des 4,4 milliards de dollars dès 2016. Ce secteur lucratif attire des criminels prêts à tout pour assurer la prospérité de leurs activités. Il est donc essentiel que les acteurs de l'industrie et les organismes de réglementation gardent une longueur d'avance sur les réseaux criminels liés aux faux médicaments, et l'utilisation des technologies appropriées constitue un moyen sûr d'y parvenir.
L'industrie pharmaceutique et médicale étant sujette aux falsifications, elle s'est adaptée à l'utilisation de technologies anti-contrefaçon qui se sont révélées être des solutions efficaces pour mener de front la lutte contre la contrefaçon.
Plusieurs technologies anti-contrefaçon ont contribué à la lutte contre les médicaments contrefaits, mais ce combat reste ardu car les réseaux de contrefaçon adaptent constamment leurs procédés et leurs opérations. C'est pourquoi Cypheme a mis au point une solution d'étiquetage unique, comparable à une empreinte digitale, appelée Noise Print.
Les étiquettes à impression bruitée de Cypheme sont infalsifiables et impossibles à reproduire. Chaque étiquette possède un motif unique, créé par intelligence artificielle et basé sur la microstructure spécifique du produit sur lequel elle est apposée. Rien qu'en 2020, cette technologie a permis d'éliminer près de 100 000 produits contrefaits et de sauver environ 15 000 vies à travers le monde. Il est donc évident que cette technologie est parfaitement adaptée pour lutter contre la contrefaçon des vaccins contre la COVID-19.